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Historique

1855 – 1950 : Beauregard
 
Le 13 mai 1855, sur le lieudit « Le Petit Beauregard » il ouvrait les portes de son association à 12 garçons, 8 jours après ils étaient 24 et les demandes d’admission affluaient sans cesse. L’aumônier était l’abbé Moriceau. Un petit oratoire simple et pauvre, sans lequel l’œuvre eut été impossible, avait été construit.
 
Peu de temps après, M. des Touches faisait appel aux Pères jésuites de Saint Michel pour le seconder dans ses différentes charges.
 
Le Père Argand (1828-1892) devenait le premier directeur de « l’Association Notre-Dame-de-Beauregard ». Il était remplacé par le Père Jules Arnold ; qui devait mourir en 1870 en faisant sauter volontairement la citadelle de Laon.
 
1862, le Père Alexi Clerc lui succédait, son passage devait laisser une empreinte profonde. Lui aussi  devait mourir en héros, abattu le 24 mai 1971 sur le chemin de ronde de la prison de Mazas par les « Communards ».
 
Que faisait-on à cette époque à l’œuvre : chaque dimanche ou fête, à 8 heures, les portes s’ouvraient, les enfants écoutaient la messe, puis ils s’en retournaient dans leurs paroisses respectives pour y suivre ou chanter les grands offices. Dès 13 heures, tout ce petit monde envahissait les cours et l’on y pratiquait tous les jeux connus : les barres, la balle au chasseur, le ballon, les quilles, les boules, l’escarpolette ! Si le temps n’était pas de la partie, on s’adonnait aux cartes, au loto, aux pacifiques dominos et même à l’antique jeu de l’oie. Les plus grands, en compagnie du directeur, pouvaient fumer une cigarette dans un petit kiosque qui leur était réservé, autre prérogative, ils jouaient au billard. La devise était « jeu et Prières », la journée se terminait par une courte instruction et le salut du très Saint-Sacrement.
 
L’œuvre atteignait la centaine lorsque le propriétaire reprit son terrain.
 
Grâce à Mgr Sebaux, ancien curé des Cordeliers alors supérieur du grand Séminaire, l’association obtint un terrain situé en face de cet établissement qui venait d’être construit.
1864, M. de Touches, de ses propres deniers et de quelques dons généreux, faisait élever tous les bâtiments utiles à un patronage modèle : chapelle, salles de jeux, gymnase avec tous ses accessoires et un théâtre avec un balcon. L’ensemble était inauguré le 28 janvier.
 
1865, le théâtre était fortement apprécié, en avril, on jouait « une mauvaise ascension » sous l’effet des applaudissements et des trépignements des spectateurs un peu trop enthousiasme, le balcon s’écroulait sur le parterre, il n’y eut que quelques blessés légers.
 
1869, le Père Jourdain prenait la direction. Chez les associés, on relevait les noms d’Auguste Goupil, qui sera le père d’Albert Goupil futur maire de Laval, ainsi que celui de Louis Buron qui deviendra président des Anciens.
 
1871, c’était la fin de la guerre, un bataillon de zouaves pontificaux cantonnait à Laval, ils viendront suivre une retraite pascale prêchée par le Père Dousset ; ils reviendront en 1873, cette fois le commentateur sera le Père Billot, le futur cardinal.
 
1874, les Pères jésuites laissaient la direction au grand séminaire. L’abbé Rebours, vicaire à Notre dame, était désigné avec l’abbé Fourneau, vicaire à Saint Vénérant. L’abbé Rebours n’ayant aucune vocation pour ce genre d’apostolat abandonnait. L’abbé Fourneau continuait seul, tout en assurant l’aumônerie de l’école normale des garçons, ce poste étant supprimé il venait loger à la société, il la quittait le 2 février 1885 pour devenir curé à Parné. Il avait été un parfait directeur mais s’y était beaucoup fatigué.
 
L’abbé Letourneur Paul, fils d’un des fondateurs de Saint Vincent de Paul, avait été capitaine pendant la guerre de 1870, ordonné prêtre en 1879 et vicaire aux Cordeliers le remplaçait. Homme d’une grande bonté, il faisait construire avec sa fortune personnelle la maison de l’aumônier, comme adjoint il avait l’abbé Chevron, qui mourait peu après le 16 avril 1886 de la variole qui avait sévi sur toute la France.
 
1889, le 15 février, l’abbé Ronnée, qui avait sollicité le poste au moment du départ du chanoine Letourneur, le remplaçait ancien vicaire à Avesnière, il restait avec plaisir à Laval. Dix huit mois plus tard il devait abandonner, la succession était trop rude.
 
1891, comme son prédécesseur, l’abbé Normandière avait formulé le désir de diriger Beauregard, il y entrait le 23 juillet.
 
1894, Joseph Tourtelier, plus connu sous le nom de Frère Athanase, le regretté portier de l’abbaye du Port Salut, entrait au patronage.
 
1899, nommé secrétaire de l’évêché, Mgr Normandière laissait le 1e Mai sa place à l’abbé Eudes, le préfet était Joseph Tourtelier qui recevait la promesse de Francis Forveille.
 
Les nouveaux sports apparaissaient, on tapait dans le ballon, on ne s’occupait pas encore de toutes les règles, mais pour la première fois l’esprit d’équipe naissait.
 
1905  (26 janvier), la cure de Louverné lui étant confiée, l’abbé Eudes laissait les rênes au Père Louis Perrin, né à Courcité en 1872, prêtre en 1896, vicaire pendant 6 ans à Saint Pierre la Cour, il restera 2 ans à Gorron et quelque mois à la paroisse Saint Pierre. Son dynamisme allait donner à Beauregard une activité débordante. Hélas, la séparation de l’église et de l’Etat pointait à l’horizon.
 
1906, Manu Militari, le 18 décembre, les patronnés étaient chassés de leurs locaux. Un certain temps, ils trouvaient refuges chez M. Brou, rue du Pont de Mayenne, puis dans l’ancienne maison des Frères du Roquet de Patience. L’évêché ayant achevé le Sacré-Cœur, Beauregard venait s’y réfugier durant 18 mois, le directeur logeant chez le concierge.
 
1907, le 19  juin, la société prenait le titre de « l’Union Sportive Notre Dame de Beauregard », la déclaration paraissait 10 jours plus tard au Journal Officiel, on pouvait lire dans les statuts : « L’association a pour but : le développement corporel, l’éducation physique, la pratique de tous le sports et plus particulièrement du football. »
 
 
1892, le préfet s’appelait Quiton
 
1908, le théâtre donnait ses séances dans la salle Nazareth, Emile Irte, qui durant 50 ans sera le pilier inamovible de cet art si difficile, « brûlait les planches pour la première fois ».
 
1909, le 16 janvier, le patronage prenait enfin possession des salles de la rue Saint Martin, ces salles avaient été les bureaux de l’évêché après son expulsion.
 
L’abbé Palicot, l’adjoint du Père Perrin, offrait généreusement le terrain d’Hilard.
 
M. de Saint Roman était le Président de la société.
 
1910, la gymnastique prenait son envol avec un moniteur de renon, M Tessier.
 
1911, le football arrivait en quart de finale de la coupe de France des patronages, l’abbé Leroy était le collaborateur du Père Perrin.
 
1914-1918, c’était la guerre, le patronage était fermé. Le Père Perrin partait sur le front comme aumônier militaire volontaire. Quarante et un Beauregardiens  donnaient leur vie pour sauver la patrie en danger.
 
1919, regroupant ses éléments, le chanoine Perrin relançait le Patro. Jules Basle, secrétaire actif et clairvoyant, remettait les rouages en état ; toutes les sections reprenaient vie avec fougue. Les résultats ne se faisaient pas attendre.
 
Aux jeux interalliés, Alphonse Forveille enlevait la deuxième place au saut à la perche, la barre étant à 3.3 m, il était aussi champion de France des patronages, titre qu’il conserva jusqu’en 1923.
 
1920 , un an  avant la grande guerre, la générosité aidant la cour aux 6 platanes de la rue St Martin allait voir sortir de son sol les fondations du théâtre, les travaux repartaient dès que le directeur de la troupe, Georges Gasseau, en eut les possibilités. La salle était inaugurée le 21 novembre avec une pièce de circonstance : « Servir ».  
 
1921, le Père Perrin, pressé par de trop nombreuses tâches, réclamait l’aide d’un autre directeur, l’abbé Fricot lui était adjoint, appelé à d’autres fonctions il était remplacé par l’abbé Julien Lambert qui allait rester pendant onze ans à la société ; 1921 voyait aussi la consécration de la première équipe de football, elle remportait le « championnat de France de patronages » battant en finale Blois, sur le score sans appel de 8 à 3 ; Georges Coupeau s’était avéré un manager efficace et Robert Hardy un capitaine sûr et clairvoyant.
 
1923, le 15 avril, on fêtait les 70e anniversaire de Beauregard, une plaque rappelant les noms de ceux de l’œuvre qui étaient morts pour la France était scellée dans des murs de la salle des colonnes.
 
1924, à Hilard, la tribune était inaugurée et le 20 juillet un concours de gymnastique rassemblait 5 000 participant ; le capitaine de Pluvie, le président du patronage, pouvait être fier, l’U.S.B. brillait dans toutes ses organisations, le nombre de ses membres atteignait 300.
 
1925, le cinéma muet faisait une timide apparition salle St Martin.
 
1929, Georges Coupeau était élu président, il en assumera la charge jusqu’en 1950.
 
1930, un terrible ouragan abattait les tribune d’Hilard vaillamment de nouvelles seront reconstruites en face des précédentes.
 
On fêtait le 9 février, le 25e anniversaire de la présence du  chanoine Perrin à Beauregard, le chanoine Lecoq ancien auxiliaire de l’œuvre, composait une chanson spéciale sur des paroles d’Emile Irte.
 
1932, c’était le départ de la longue silhouette du Père Lambert, nommé curé de St Ouen de Toits. Tout le patro musique en tête participera à son installation.
 
1933, l’U.S.B était rattachée à la paroisse Notre Dame, l’abbé Lelièvre assumait l’intérim et passait la direction à l’abbé Bernard Beucher. Pendant 4 ans, cet apôtre de la jeunesse se donnait sans compter, du sport aux Cœur Vaillants dont la devise était ‘Beau regard Et Cœur vaillant », la première troupe scoute mayennaise était beauregardienne et portait fièrement le foulard bleu et blanc, les couleurs de la société si chèrement défendues sur tous les terrains sportifs.
 
Si, pendant les années qui précédèrent la 2e conflagration mondiale, le football connaissait une baisse de régime, la gymnastique relevait la gant en remportant chaque année le fanion départemental et participant aux concours nationaux, se classant la 13e meilleure société de France à Paris en 1937 et Blois en 1938, une section d’acrobatie avec « les Daniellos, l’échelle de la mort, Satellos, fil de fériste, les Black-Ston, acrobates cyclistes et une équipe de Main à Main faisait le clou de chaque fête paroissiale à travers le département ou au-delà de ses frontières».
 
1939-1945, la guerre une deuxième fois meurtrissait l’U.S.B., 18 j uin 1940 à 33 ans, l’abbé Beucher  tombait au champ d’honneur, avec lui 12 autres noms s’inscriront à la suite de la liste déjà longue de 14-18. Plus de 40 mobilisés connaîtront pendant 5 ans la vie derrière les « barbelés », la déportation ou le STO.
 
« Fidèles dans l’amitié Forts dans le devoir », la grande devise sera mis une fois de plus en application. Autour de l’abbé Poulain, Georges Coupeau, aidé de Robert Hardy et d’Emile Irte comme vice présidents, de René Pillon comme secrétaire, le chariot sera remis sur ses roues.
 
1947, le championnat de France de gymnastique déployait ses fastes sur toutes les installations de l’œuvre. 10 000 participants venaient de tous les coins de notre hexagone et même de l’étranger. Lors du festival du dimanche après midi d’homme on n’avait jamais vu cela.
 
Cette année –là une immense kermesse succèdait  à une vingtaine d’autres qui, au cours des ans, avaient été les pourvoyeuses financières indispensables au bon équilibre d’une société.
 
1950 – 1971 : Union Sportive Espérance-Beauregard (U.S.E.B.)
 
1950, l’union faisant la force, les dirigeants, très conscients de la valeur de cet axiome, multiplieront les contacts pour ne plus former qu’une et indivisible société le jaune de l’une encadrant le bleu de l’autre.
 
 
1967, M. Bernard Coisne prend la présidence l’USEB  (remplacement de M. Ferru) l’association compte 750 membres et 11 sections. A l’AG, c’est Loïc GARRAULT, de la section Football, qui présentera les vœux au nom de ses camarades au Comité directeur.
 
1969, le samedi 25 octobre était inauguré en grande pompe les locaux rue St Martin (salle de tennis de table, une salle de gymnastique, trois salle de réunions).
 
Le mardi et le vendredi de 19h à 20h30 à Hilard séances d’entraînement pour le maintien en condition physique des adultes.
 
1970, M. Montiege succède à M. Coisne à la présidence après la disparition de ce dernier le 27 juillet.
 
1971, juin l’USEB dernier n° des jeunes de l’USEB, l’association compte 10 sections : football, volley-ball, batterie-fanfare, tennis de table, tennis, boules,hockey, tir à l’arc, gymnastique et anciens. 
 
1971 – 2006 : Union Sportive Lavalloise (U.S.L.)
 
Fusion entre le jeune France  et l’USEB 
 
1971, novembre premier n° les jeunes de l’USL, la nouvelle entité gère désormais 15 activités et 1500 membres
 
1972, la section loisirs profitait des vacances pour aménager un bar rue St Martin.
 
Novembre  1972, remise de la médaille de la Jeunesse et des sports à six dirigeants d’une même société : Jacques Farrouault, Octave Lacroix, Jean Phelippot (médaille d’argent), Georges Bourdais, George Gaumé, Marcel Gesbert (médaille de bronze).
 
1974, M.Montiège et M. Théard reçoivent la médaille de bronze de la jeunesse et des sports.
 
1975,  démission de M.Montiège, Mme Rousseau décorée de la médaille d’or de la jeunesse et des sports. Double présidence avec M. Renaudeau et M. Ricoux.
 
La danse à claquettes fait son apparition salle St Vincent.
 
1977, vendredi 18 mars Grand forum des jeunes
 
1980, 25 novembre M. André Lucas est élu président de l’USL après avoir été président de la section tennis de table pendant 6 ans et membre de cette dernière depuis 26 ans.
 
1981, décès d’Emile Irte
 
1982, 9 mai était organisé la « journée de l’amitié »
 
1983, les anciens vers une animation « loisirs et culture ».
 
1985, Mme Jacqueline Dalibard rentre dans le bureau en tant que vice présidente. La gym propose un créneau sans compétition.
 
20 mai 1985, la section tennis de table organise le masters Chine – Europe – France. 22 septembre inauguration des nouveaux vestiaires de football (DH), les précédents datés de 80 ans.
 
1986, le président Lucas ne se représente pas, lui succède Paul Guilmard. André Lucas aura été à l’origine de nombreuse transformation avec la volonté de regrouper les activités sur Hilard et St Martin. L’association compte 1500 membres.
 
Patrick Wiart est au bureau de l’USL en tant que secrétaire.
 
1988, le 6 mars la section Athlétisme organise les championnats de France FSCF de cross.
 
Décembre 1988 Patrick Wiart succède à Paul Guilmard en tant que président de l’USL.
 
1989, 8 octobre inauguration du terrain de football, la toiture de la salle de basket est restaurée
 
1993, Mr Henri Landry se voit remettre les insignes de chevalier de la légion d’honneur dans les locaux de St Martin. Catherine Bailleul jeune championne de France du 800 m Indoor tenait le coussin présentant la médaille à son illustre aïeul.
 
Décembre voit la vente effective et définitive de nos biens immobiliers.
 
1994, « création » de la section théâtre, après Catherine Bailleul, c’est au tour de Nicole l’Evêque de se distinguait avec deux titres de championne de France.
 
1996, l’association emploie dans le cadre des « emplois ville » M. Lecompte (section football), M. Renoux (Section gymnastique) sans lequel la section ne pouvait survivre par manque d’encadrement et Melle Lesourd (section tir  à l’arc),…
 
1997, l’USL  est l’une des premières association à signer des contrats Nouveaux emplois, nouveaux services (EJ).